Le 2 février, c’était la chandeleur. On a du faire sauter les crêpes dans les chaumières !

La coutume veut que l’on fasse sauter la crêpe une pièce d’or dans la main pour porter bonheur.

Mais d’où vient cette tradition ?

Une pièce en or pour (r)appeler le soleil

 La pièce en or n’est pas sans évoquer la crêpe qui elle-même évoque le disque solaire. Pour nombre d’entre nous, la Chandeleur (autrefois appelée Chandeleuse, fête des chandelles ou Hypapante) est une tradition médiévale, qui en réalité retrouve ses origines dès la Rome antique. Cette fête qui célébrait le dieu Pan en agitant des flambeaux à minuit a ensuite été « christianisée ». 

Ce rite de passage à la sortie de l’hiver célébrait à la fois la fécondité et la purification.

La Chandeleur est alors devenue la fête de la présentation de Jésus au temple de Jérusalem, durant laquelle défilaient des processions de fidèles portant des chandelles (des cierges bénis) aux vertus protectrices. Quelles que soient les origines de la Chandeleur, la lumière et la purification sont au cœur de ce rite de passage de la sortie de l’hiver : on fête le retour du soleil.

 On arrive à la forme contemporaine de la Chandeleur avec des crêpes, celle qui se fête le 2 février, soit 40 jours après Noël.

Les crêpes, comme les pièces d’or, rappellent le soleil qu’il est d’usage de fête à cette période, car c’est le moment de l’année où les jours rallongent.

 C’est sans doute pour cette raison que les deux sont indissociables de la Chandeleur puisqu’elles sont toutes les deux symboles de prospérité pour l’année à venir.

Pièce d’or et charité

 La coutume veut que l’on fasse sauter la première crêpe de la main droite tout en gardant une pièce en or, un Louis d’or, dans la main gauche.

 Au Moyen-Age, les paysans accomplissaient un étrange rituel qui étaient supposé leur attirer richesse et prospérité pour toute l’année.

 La pièce en or était enroulée dans la première crêpe (souvent ratée il faut bien l’avouer), qui passait ensuite de main en main de chaque membre de la famille, puis était posée en haut d’une armoire jusqu’à l’année d’après. Cette pièce devait ensuite être offerte au premier pauvre venu.

 N’est-ce finalement pas là le vrai sens caché de la Chandeleur ?

 L’or n’apporte-t-il pas la prospérité dès lors que l’on en possède un peu ?

 Et à l’instar des cierges bénis, l’or aussi recèle des qualités protectrices.

 Ne protège-t-il pas des crises monétaires, de l’inflation, l’épargne, n’assure-t-il pas la sauvegarde du patrimoine quand tout va à vau l’eau ?

Alors le prochain weekend, si vous ne l'avez pas fait le précedent, pour vous prémunir des effets néfastes de la crise, n’oubliez pas de tenir dans votre main gauche, un Napoléon 10 Francs ou Napoléon 20 Francs pendant que vous faites sauter la crêpe (sans la faire tomber) !

Article écrit par Jean-François Faure pour l'Or et l'Argent