Etats-Unis : Total va investir dans un projet de vapocraqueur de 1,7 Mrd$

Total a annoncé la signature, avec les sociétés Borealis et Nova, d’un accord de partenariat  qui vise à construire, sur la côte américaine du golfe du Mexique, un vapocraqueur sur base éthane ainsi qu’une nouvelle usine de polyéthylène de technologie Bostar. Une joint-venture détenue à 50 % par le groupe français sera créée fin 2017 à cet effet. 

Le nouveau vapocraqueur, doté d’une capacité d’un million de tonnes d’éthylène/an, sera construit à côté de la raffinerie Total de Port Arthur et du vapocraqueur que le groupe co-détient avec BASF, précise le groupe dans un communiqué publié le 27 mars 2017.

Son démarrage, qui représente un montant d’1,7 milliard de dollars, est prévu pour 2020 et créera près de 1 500 emplois au plus fort des travaux. Le contrat d’ingénierie et construction (EPC) de ce vapocraqueur sur base éthane a été attribué par Total à la société CB&I.

La future co-entreprise comprendra également l’usine existante de polyéthylène de Total d’une capacité de 400 000 tonnes/an et située à Bayport (Texas), ainsi que la construction – sur ce même site – d’une nouvelle usine de polyéthylène de technologie Borstar de 625 000 tonnes/an. La décision finale d’investissement pour cette dernière sera prise également fin 2017.

« Après des investissements significatifs dans le GNL et le gaz de schiste américains, cet investissement de près de 2 milliards de dollars montre notre volonté de renforcer notre présence aux États-Unis où nous sommes depuis 60 ans et où nous avons plus de 6 000 collaborateurs », a commenté Patrick Pouyanné, pdg de Total, cité dans le même communiqué.

« Nous voulons tirer parti de l’environnement américain favorable au business pour contribuer à l’essor de la pétrochimie américaine. En joignant leurs forces, Total, Borealis et Nova souhaitent créer un acteur majeur du marché du polyéthylène américain. », a ajouté le dirigeant.

L’abondance du gaz américain liée à la révolution des hydrocarbures de schiste présente un double avantage pour la pétrochimie : elle permet d’accéder à une énergie à bas coût pour alimenter les usines et à une matière première bon marché, conclut le groupe français.

Image : Total