Le cours du pétrole au plus bas de l'année



Le baril de brent est tombé en fin de semaine dernière à 49,1 dollars. Le 29 novembre, il avait touché un point bas de 46,3 dollars.

C'est presque comme si l'accord de novembre des principaux producteurs de pétrole, qui avaient alors décidé de plafonner leur production afin de soutenir les prix, n'avait eu aucun effet. Le baril de brent, cours de référence coté à Londres, est tombé en fin de semaine dernière à 49,1 dollars. La veille de la réunion, le 29 novembre, il avait touché un point bas de 46,3 dollars, avant de s'envoler au-delà de 54 dollars. 

Depuis le 11 avril, les prix n'ont cessé de reculer. Les experts mettent en avant les inquiétudes générales sur la capacité des États à réduire une offre mondiale toujours élevée, malgré la mise en œuvre depuis janvier de quotas par les membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et la Russie. «Le marché reste incontestablement à un bas niveau», a ainsi résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates, cité par l'AFP. La chute s'est encore amplifiée la semaine dernière, les prix ont été notamment affectés par une reprise de la production libyenne.

Si l'offre reste abondante, c'est surtout la conséquence du retour en force sur le marché du pétrole de schiste américain. C'est un peu le même scénario qui se répète depuis quelques années. Lorsque les prix du pétrole remontent, au-dessus d'une fourchette de 45-50 dollars, l'extraction d'huile de schiste américain redevient rentable. Les États-Unis jouent un rôle clé sur l'échiquier d'autant que le pétrole de schiste est un secteur très flexible qui repose sur des petites unités de production. Contrairement aux grands projets du Golfe, il est très facile de rouvrir les vannes américaines.

La balle est tout de même dans le camp de l'Opep, dont la prochaine réunion, le 25 mai, s'annonce cruciale. Les pays devront décider s'ils prolongent l'instauration de quotas, qui courent actuellement jusqu'à mi-2017. La récente dégringolade des prix pourrait les y encourager. «La chute des cours est maintenant devenue excessive, donc on peut s'attendre à une stabilisation et un mouvement contraire», précise une note de Commerzbank.